CLAUDE PANIER

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Toute la nuit

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Toute la nuit il voulu rester jusqu'au bout. Le désespoir
consommé, la vie pleine d'elle, pleine d'une image à voir.
Elle lui dit : " Tu es sombre ce soir ! ".
" Ne t'en fait pas, ce n'est pas à cause de toi ! " fut sa réponse obnubilé à cet instant, les yeux toujours alarmés !
"Et il n'y aurait pas de quoi s'alarmer ? "
Il faudrait alerter les autres du danger !

Je voulais lui dire que je nierais toujours à tous même devant l'évidence notre rencontre.
Je ne la connaissais pas. Je ne la connaîtrais pas. Je ne l'aurais jamais connue.

Le secret est en soi un lieu immense, un océan à imager.

La confiance est à haut risque, sa manipulation toujours sur le fil. Le funambule est celui qui veut détenir le secret et peut le garder. Il peut basculer dans le piège tendu par les signes extérieurs.
Intérieurs, parfois. Mais basculer est se jeter dans le vide. Sa possession est un pouvoir.
Donner à garder un secret est donner le pouvoir.

L'homme caresse le haut du bras nu de la femme qui feint de se laisser faire. Par compassion.
Par devoir. Par soumission.
Sa main glisse le long du flanc de haut en bas.
Il parle fort et vante ses attributs. Il vacille dans la vulgarité et lui parle la bouche collée au visage, l'haleine dégoûtante. La patience de la femme est à cet instant héroïque.

Le corps à ce moment est fermé, comprimé, suffoqué, cloisonné comme une maison close.
Mon corps est une maison close.

Subjugué par le sexuel il n'y avait plus que les excès du langage.
Le corps est profondément englouti dans l'espoir d'être pris.

Maintenant tout est fini.
Le lieu est vide.
L'ailleurs est vide.
Le sexe est vide.
L'air est vide.

La taille est haute.
Le bassin large.
Les cuisses dessinées.
Les lèvres mordues. Continuellement.
Le désir d'elle fulgurant.

Les bouches embrassent les mains. Les mains prises entre les mains. Les coudes accoudés aux cuisses. Le regard: les yeux dans les yeux. L'éclair semble lumineux. La folie est proche de la langue.
La langue parle aussi.

Je restais tard éveillé jusqu'à l'aube des petits matins.
L'air était plein. Le rêve possible. La nuit était pleine .
Et la lune aussi.
Je me souviens: Les nuits étaient possibles.

Laisse-toi faire
Laisse-toi prendre
Et pendre par les pieds

JE VOUDRAIS T'EMBRASSER À L'ÂME
JE VEUX T'EMBRASSER À L'ÂME
JE T'EMBRASSE À L'ÂME

La succession des sucions dessinait la marque ovale et rouge presque noirâtre, piquée en points de sang apparent de la couleur du sang qui est parfois bleu, aussi. La douleur comme un coup porté aux muscles.

La marque donnait à imaginer les brûlures de la nuit , les étreintes transpirées, les mouvements des corps éructés, entrechoqués et poussés loin dans le cri. La bouche devait être entre-ouverte, l'haleine saccadée et chaude , les gémissements doux, les torsions accompagnant les morsures soudaines faites au lobe de l'oreille et au crâne.

Le corps est transporté ailleurs, vite. Vers elle qui semble faire semblant d'attendre parce qu'attendre est insupportable. Il est insupportable d'attendre, de sentir cette attente alors que le temps désormais se transforme et s'allonge étrangement. Le temps ne se reconnaît plus. Il se compresse en autant d'images successives et à l'excès de la voir apparaître dans l'instant du corps attendu et désiré enfin. L'idée de l'amour sera alors à son comble !

Je la voulais pour maîtresse.
Elle serait maîtresse,
Cavalière aiguillée de noir,
Elle surgit alors de l'obscurité,
Les fesses dominantes, dominatrices.
Le fantasme conduit un jour ou l'autre
à la mort.

Le second degré aux lèvres, elle le regardait s'éteindre.
Elle était fière de sa beauté, le monde pouvait s'allumer.
Que pouvait signifier : Le corps de mon ennemi ?

La grimace de l'amour donne au visage une couleur. Je m'arrachais la cigarette des lèvres, les doigts brûlés brunis jaunis nicotinés , l'œil édifié, le cœur soulevé. Le corps tournoyant, les lèvres murmurantes, le sexe encore chaud de l'étreinte et de l'éternité. La nuit était avancée,
je pensais avoir joui.

J'avais
Envie de saké chaud
de fumeries d'opium
et de salles enfumées
de nuits terribles et humides
comme les jours ambrés
de corps distraits
d'alcool fumé et fort
de divaguer sur les vagues
d'air à respirer, libre
d'air libre
de chants intenses et doux
de mélopées sauvages incrustées
de pierres précieuses au touché
de vins corsés et de café brûlant
de l'ocre rouge de murs écaillés
des mystères dévoilés de corps sans voile
de voir les seins d'elle, juste les voir
d'une chambre étalée dans ses draps de soie
de voix criées sans stridence
de danses ondulées
de mains caressant l'air
d'espace à perte de vue
de voir soudainement
de courir et dévaler
d'avaler des routes aquifères
De mirages évaporés
de destinations inconnues
de montagnes orageuses
de sourires aux lèvres
de visages éclatants
de cris d'enfants.

LA PENSEE EST LE CADAVRE EXQUIS DU DESIR.

Le corps s'abandonnait échaudé .
Je laissais un peu de terrain à l'inéluctable.
La mort me regardait, indifférente, les lèvres pincées.

Le sang coule. Toujours !
Il s'agit d'une question de gravitation.
Universelle!

Il y a eu aujourd'hui apnée.
L'apnée c'est quand il n'y a plus d'air, plus de respiration. Le torse est gonflé de trop plein, de vide paradoxal c'est-à-dire quand le vide semble être le trop plein. Trop plein de vide.

L'instant se faisait par l'image de lèvres inconnues embrassées, des hanches inconnues au touché, prises, effleurées, embrassées aussi au dessus du rebond. Une question de peau, de chaleur.
La température de la pièce restait constante.
Les corps étaient brûlants sans humidité excessive.

Je me liquéfiais dans l'alcool.
Je m'enfumais jusque tard dans les nuits.
L'incinération avait commencé.
Y-avait -il un âge pour mourir ?

Je ne rêvais plus. J'utopiais.
L'utopie c'est quand le rêve est lucide c'est-à-dire lorsque le désir sait qu'il s'anime de lui-même.

J'avais peur de moi-même c'est-à-dire d'une pensée lancinante et qui s'incrustait. Une pensée morbide. La scène de mes funérailles m'excitait !

Le corps était caduque.La marche cahotuque !
Que se passait-il lorsque les regards ne se croisaient pas ?
Il y avait alors un dialogue de nuques, d'omoplates et de culs.

Il y a lieu de montrer les ventres.
Le centre où il y a le nœud de naissance !

Je m'exilais de son territoire.
J'étais un réfugié maintenant affectif.
Esseulé et hagard.
Sans point d'appui. Sans point. Sans appui.
Je flottais. Je dérivais.
Une petite coque de noix.
Un jeu d'enfant.

Mais les formes surgissent ! La jupe moule

le désir d'être prise les mains sur les

hanches qui s'appellent en fait la croupe .

Le corps s'exerce aux regards !

Ici, il y a lieu de renoncer ! Les restes

sont la mémoire ! La solitude est réelle.

La mécanique du désir à fleur de peau.

Tout est à faire. Prendre. Apprendre.

Suspendre. Ce que le corps sait ?

L'humidité de l'être. Que serait l'ombre du

désir? Le corps est à vivre ! Il cherche

l'excès. L'arrachement au corps, lui-même .

Le débordement de l'être. Mécanique des

fluides ? S'extraire, s'ex-être !

La pensée est le cadavre exquis du

désir.

Au même instant des millions de corps décalés.
Les décalages horaires sont intenses.
Les corps se pensent alors prodigieusement .

La lumière éteinte, les corps se touchent aveugles.
Les yeux restent ouvert dans le noir.
Je voulais qu'elle me bande les yeux.
Les mains aussi écartelées liées.
Enfin ! Voir sur l'écran de la peau !

Tu ne peux rien de plus pour moi.
Jouis et fais-moi jouir.
Je m'occuperai de mes images. Toi des tiennes.
C'est çà : Occupe-toi de tes propres images.
Ne les méprise pas. Ne les craint pas.
Elles sont terribles, sans doutes.
Aime- les !

J'étais aspiré dans la nuit par les images des corps d'elles qui passaient, douces, ouvertes, lumineuses, ondulantes déjà, chaudes et presque nues.
Chaque fois, à ce moment le corps tremble, se ramasse, s'onde de choc, se fend, se crevasse et se liquéfie, brûlant, se tend, se secousse, se cramponne, se délie les yeux fermés.
Les solutions sont aqueuses et le rire après. L'incroyable à chaque fois.

Les corsets seront dégrafés, les seins mis à nu et tout le corps entièrement déshabillé. La peau à chair de poule et le grain de soie. Les mains se poseront près des hanches, le sexe bu.
Ce qu'il restera ? : L'image du désir de se plonger, là, entièrement, les mains jointes !

La femme s'ôta le gilet boutonné, désinvolte. La suite se pensait. Le geste, imprévisible.
Le regard, déraisonnable, entendu, complice et séducteur pour tous qui auront vu ou capté l'instant.
Juste un fragment de seconde. Le laps du corps ainsi déjà à jouir.
Le corps exulte !? Non, Le corps s'expose. Et le sexe pose.

Je suis de l'être des passant.
Je passais par là à l'intersection d'un moment de l'autre.
Comme chacun d'entre nous. Point d'interrogation!

Résistances.............................................................................
A l'image-mouvement subliminale. A la prolifération des images. A la confusion des genres.
A l'extatique dans le même. A la vulgarité de l'informe. A l'identitaire rassuré. A l'assurance sur la vie.
A l'assurance-vie rance. A la mort triste des vivants. A l'olympisme triomphant. A l'universalité des valeurs. A la morbidité généralisée. A cet obscur objet du désir. A l'insoutenable légèreté de l'être.
A l'animalité humaine. A la sagesse des sages. A la déontologie de l'être. A la passion mortifère.
A l'authenticité de l'être. A l'insuffisance pulmonaire. A la séduction mensongère.
A la vérité toute nue. A la sexualité des mammifères. A l'espérance d'un divin. A toutes fins organisées. A la logique des causes et des effets. A l'idée de nature. A la force de la culture. A l'autobiographique mondialisé. A la fluidité des réseaux. A la popularité de l'obscène. A la vérité implorée.
A la majorité écrasante. A la pulpe du jus de fruit. A demain plus jamais ça.
A l'exception qui confirme la règle. A la fleur aux fusils. A l'odeur de sainteté. A l'issue fatale.
A la fatalité de l'accident. A la mâle camaraderie. A l'origine du monde. A l'intime conviction.
A la fusion des corps. A l'extinction des feux. A l'obéissance aveugle.
A la médiocrité qualifiée de l'idée de l'autre...............................................................

Don't fuck me !
Don't fuck me ! ( Don't fuck me ! )
Ne me prends pas comme ça
N'ai pas peur de moi
Regarde-moi
Et embrase-moi doucement

Don't fuck me !
Ne m'allonge pas
Ne me bouscule pas
Regarde-moi
Et caresse-moi infiniment

Don't fuck me !
Ne m'agrippe pas
Ne me lèche pas
Regarde-moi
Et langue-moi longuement

Don't fuck me !
Ne me presse pas
Ne m'emballe pas
Regarde-moi
Et bande-moi aveuglément

Don't fuck me !
Ne me pénètre pas
Ne m'imagine pas
Regarde-moi
Et lie-moi fermement

Don't fuck me !
Ne m'enfouit pas
Ne m'écarte pas
Regarde-moi
Et serre-moi gentiment

Don't fuck me !
Ne me bourre pas
Ne m'étouffe pas
Regarde-moi
Et embrasse-moi généreusement

Don't fuck me !
Ne me fume pas
Ne me renverse pas
Regarde-moi
Et respire-moi calmement

Don't fuck me !
Ne m'aspire pas
Ne me contraint pas
Regarde-moi
Et parle-moi librement

Don't fuck me !
Ne me salive pas
Ne me dévore pas
Regarde-moi
Et humecte-moi odoremment

Don't fuck me !
Ne m'oublie pas
Ne me trouble pas
Regarde-moi
Et prends-moi uniquement

Don't fuck me !
Ne m'envisage pas
Ne me garde pas
Regarde-moi
Et inspire-moi le temps

Don't fuck me !
Ne me laisse pas
Ne m'abandonne pas
Regarde-moi
Et enfonce-moi éternellement

Don't fuck me !
Ne m'évalue pas
Ne m'insulte pas
Regarde-moi
Et aime-moi maintenant

Claude Panier 2005
L'Horrifique du Mâle
La Mécanique de l'Homme
L'Horreur de l'Homme

Tout ce que je voyais à cette époque, celle d'un enfant curieux, ébahi, les yeux n'en perdant pas une miette, dévorant les corps et les gestes, me semblait inaccessible pour dire cette sensation d'inappartenance. Ce que je voyais et envisageais des autres dans leurs rapports entre eux me racontait des histoires qui m'échappaient. Je m'échappais dans ce qui me semblait être plus libre, ou libre simplement, plus accompli, plus compris, plus sensationnel, même dans des évènements qui m'indiquaient une perturbation ou un dysfonctionnement des rapports. Cela me semblait évident et beau. Ce que je vivais, moi, m'apparaissait inconsistant. J'en souffrais sans souffrir véritablement.
Je subissais la loi de mes fantasmes. Plus tard j'apprendrai la mesure de la souffrance des autres que j'idéalisais. Il allait s'agir de se plonger dans la relation. Faire rapport ! Je sentais que les codes me manquaient mais qu'il s'agissait surtout de laisser les choses produirent leurs effets et qu'ensuite on verrait. Ne rien provoquer mais laisser venir à soi ! Mais je constatais en même temps que ma seule existence était un appel au désir de l'autre. Je provoquais une réaction par ce que j'étais !
Tout semblait donc en place pour que quelque chose m'arrive à moi aussi mais sans calcul. Je jonglais donc entre un moi déterminer à accomplir son désir de faire rapport avec l'autre et un moi qui semblait se contenter de rencontrer l'autre dans son propre désir de moi. Mais je le regardais me désirer et s'envisager dans son désir. Il faut dire aussi que ma subjugation du féminin était totale et le reste encore aujourd'hui ! Ma subjugation prend d'autres allures, d'autres formes mais s'élabore dans le suc même de la fascination que j'éprouve. J'articule à ce moment à peine un désir-femme de certaines femmes à être. Etre certaines d'entre elles un instant, juste un instant, me ravit intensément.

DIALOGUES

- Y-a-t-il encore de la révolte ?
- Certains signes du phallus !

- A quoi te sert le corps ?
- A la maladie !

- A quoi te sert le sexe ?
- Au plaisir !

- Aime-tu encore ?
- Que veux-tu dire ?

- Que voudrais-tu que l'on te fasse, là, à l'instant ?
- Un long cunnilingus !

- Que voudrais-tu faire à un homme ?
- Je voudrais là, à l'instant, le sucer et le branler !

- As-tu peur de vivre ?
- Non, je n'ai peur que de moi-même !

- Comment va la vie ?
- Je ne sais pas comment continuer !

- Que serait la réussite du Monde ?
- Je dirais : L'ordre dans le désordre !

- Qu'est-ce que tu as gagné déjà à vivre ?
- L'expérimentation insoutenable de la Liberté !

- Le temps qui passe t'angoisse-t-il ?
- Je n'ai que du temps à gagner

- Pourquoi as-tu été quitté par ton amie ?
- Elle devait s'en aller ailleurs !

- As-tu tenté d'explorer toutes les facettes du plaisir ?
- Cela ne dépendait jamais complètement de moi!

- Qu'as-tu compris en vivant avec l'autre ?
- Qu'il était libre, comme moi, mais qu'il ne le savait pas !

- Le partage du plaisir et de la jouissance a-t-il été un véritable enjeu ?
- Toujours, mais je grandis encore !

- La nouvelle liberté des femmes est-elle nouvelle ?
- Elles ne demandent qu'à se comprendre !

- Les corps sont-ils égaux ?
- Il s'agit de le faire être !

- Que perd-on lorsque l'on gagne ?
- Toutes les autres possibilités !

- La perte est-elle une idée ?
- Non, c'est une croyance !

- Que te reste-t-il dans la gorge, là en travers ?
- Je t'aime !

- L'amour aime -t-il ?
- Lui-même d'abord et un peu l'autre, après, parfois lucidement !

- Que voudrais-tu faire à une femme ?
- Je voudrais, à tout instant, lui languer tout l'entre d'elle !

- Nous nous sommes oubliés ! Tu te souviens ?
- Parfois, mais je ne veux plus y penser !

- S'oublier vite et mourir chaque fois un peu ?
- Je ne sais pas. J'ai perdu la mémoire !

- C'est étrange ! Ne gagne-t-on pas de la mémoire ?
- Sans doute, mais il y a des trous !

- Que t'arrive-t-il ?
- Rien ! Pourquoi me dis-tu çà ?

- As-tu joui aujourd'hui ?
- En me réveillant !

- Qu'as-tu fais égoïstement ?
- Je me suis senti seul et calme !

- Voudrais-tu essayer de jouir enfin ?
- Cela ne dépend pas que de moi !

- Ton sexe te fait-il peur ?
- Quand il rencontre l'autre !

- Que n'as-tu jamais dit à un homme ?
- Prends-moi ! J'ai envie de ta queue !

- Que n'as-tu jamais dit à une femme ?
- Déshabille-toi ! Lentement !

- Que veux-tu de l'autre ?
- L'instant de lui à travers moi !

- Que veux-tu entendre de l'autre ?
- Un gémissement d'existence !

- Que veux-tu voir de l'autre ?
- L'éclair dans les yeux !

L’ « Esthétique du Désir » est un ensemble de concepts dont le développement s’énoncera telle une série, épisode par épisode, une fiction assurément.

Nous l’avions entamée un peu vivement et voulue flamboyante en fustigeant principalement les dirigeants polonais. Entre autres. Nous nous référions alors aux différentes lois infâmes, scélérates et indignes contre les homosexuel(les) ou contre l’avortement, par exemple, qui s’opposent fondamentalement aux libertés acquises dans la majorité des pays de l’Union Européenne.
La récente loi de « Décommunisation » entérinée en Pologne qui concerne l’ensemble des intellectuel(les) polonais et dont le parlementaire Monsieur Geremek, par sa résistance, est la figure symbolique, nous incite à renouveler notre écœurement et notre inquiétude (euphémisme ?) ainsi que notre perplexité (euphémisme?) face aux tergiversations diplomatiques de la Communauté Européenne. Seul Daniel Cohn-Bendit a exprimé une colère « saine » et justifiée pour dénoncer cette loi fasciste.
Il s’agit là de ce que nous nommons une Esthétique du Désir !
Nous restons attentifs aux soubresauts des uns et des autres.

Léger déplacement de caméra. Nous connaissons maintenant, depuis ce dimanche 6 mai, il était 20 :00 heures, le nom du futur Président de la République Française.
La France ! La France ! La France ! Cela ne sert à rien de sauter comme un cabri, en écho à ce que disait le Grand Charles à l’adresse de la toute jeune Union Européenne naissante. Ainsi donc, La France ! La France ! La France ! L’Histoire de la France ! La Fierté de la France ! l’Identité de la France ! Le Rayonnement de la France ! les Valeurs de la France ! L’Universalité de la France !
C’est parti pour cinq années de La France ! La France ! La France !